Votre facture ne se calcule pas avec un prix fixe au kilowattheure : le tarif augmente par tranches, et deux seuils font grimper le montant plus vite que votre consommation. Comprendre ces seuils, c’est savoir où agir.

Ce qu’il y a sur votre facture

  • La redevance de puissance, payée chaque mois selon la puissance souscrite, même sans consommation. De l’ordre de 700 millimes par kVA et par mois.
  • L’énergie consommée, en millimes par kWh selon votre tranche. C’est le poste principal, et le seul sur lequel vos habitudes agissent.
  • La surtaxe municipale, de 5 millimes par kWh.
  • La taxe FTE, dont sont exonérés les clients restant sous 100 kWh par mois.
  • La TVA, à 7 % jusqu’à 300 kWh par mois, à 13 % au-delà.
Solution raccordée au réseau Le solaire alimente la maison en direct, le réseau STEG complète et reçoit le surplus. Solution raccordée au réseau Le solaire alimente la maison en direct, le réseau STEG complète et reçoit le surplus. Panneaux solaires Production en courant continu Onduleur réseau Conversion en 220 V Tableau électrique Répartition dans le bâtiment Maison Éclairage, climatiseur, machines Courant continu Courant alternatif Consommation Surplus injecté Appoint prélevé Compteur bidirectionnel Mesure ce qui entre et ce qui sort Réseau STEG Complément et stockage du surplus Sans batterie, l'électricité produite est consommée immédiatement et le surplus part sur le réseau. En cas de coupure STEG, l'installation s'arrête automatiquement, par sécurité.
Installation raccordée au réseau : autoconsommation et injection du surplus vers la STEG.
Solution raccordée au réseau Le solaire alimente la maison en direct, le réseau STEG complète et reçoit le surplus. Solution raccordée au réseau Le solaire alimente la maison en direct, le réseau STEG complète et reçoit le surplus. Panneaux solaires Production en courant continu Onduleur réseau Conversion en 220 V Tableau électrique Répartition dans le bâtiment Maison Éclairage, climatiseur, machines Courant continu Courant alternatif Consommation Surplus injecté Appoint prélevé Compteur bidirectionnel Mesure ce qui entre et ce qui sort Réseau STEG Complément et stockage du surplus Sans batterie, l'électricité produite est consommée immédiatement et le surplus part sur le réseau. En cas de coupure STEG, l'installation s'arrête automatiquement, par sécurité.
Installation raccordée au réseau : autoconsommation et injection du surplus vers la STEG.

Le barème par tranches

Les tarifs basse tension sont inchangés depuis le 1er mai 2022. Barème domestique, hors taxes :

Consommation mensuelle Prix HT (millimes/kWh)
0 à 50 kWh 62
51 à 100 kWh 96
101 à 200 kWh 176
201 à 300 kWh 218
301 à 500 kWh 341
au-delà de 500 kWh 414

Le kilowattheure de la tranche haute coûte plus de six fois celui de la première. C’est le point le plus important de cet article.

La façon exacte dont la STEG applique ces tranches au-delà de 100 kWh est présentée différemment selon les publications. Le plus fiable est de le vérifier sur votre propre facture : comparez les kWh facturés et le montant hors taxes de la ligne « énergie ».

Les deux seuils qui coûtent cher

  • 100 kWh par mois. En dessous, vous êtes dans la tranche économique : les tarifs les plus bas et l’exonération de la taxe FTE. Au-dessus, vous en sortez.
  • 300 kWh par mois. C’est le seuil de TVA : 7 % en dessous, 13 % au-delà, sur une facture déjà plus lourde.

Le réflexe à prendre

Relevez votre compteur le 1er de chaque mois. En trois mois, vous saurez où vous vous situez et quels mois vous font franchir un seuil.

Sans ce relevé, vous découvrez le problème deux mois trop tard, sans savoir ce qui l’a causé.

Où part l’électricité chez vous

  • La climatisation, de loin, l’été. C’est elle qui fait basculer les foyers dans les tranches hautes.
  • Le chauffe-eau électrique, qui maintient en température une eau que personne n’utilise la moitié du temps.
  • Le froid : réfrigérateur et congélateur tournent en permanence.
  • Le reste : éclairage, lave-linge, veilles. Les postes les plus visibles, et les moins coûteux.

Classement contre-intuitif : on éteint les lampes en partant, et on laisse le chauffe-eau chauffer toute la nuit.

Ce qui fait vraiment baisser la facture

  • Réglez la climatisation autour de 26 °C et fermez les pièces que vous ne climatisez pas.
  • Nettoyez les filtres des climatiseurs avant l’été : un filtre encrassé fait tourner l’appareil plus longtemps.
  • Coupez le chauffe-eau quand vous n’en avez pas besoin, ou programmez-le.
  • Laissez respirer le réfrigérateur : quelques centimètres derrière, loin d’une source de chaleur, joints en bon état.
  • Faites tourner lave-linge et lave-vaisselle en pleine charge.
  • Traquez les veilles avec une multiprise à interrupteur.

Nous ne donnons pas de pourcentage d’économie : il dépend trop de votre logement. Ce qui est sûr, c’est que ces gestes agissent sur les postes qui pèsent.

Quand les gestes ne suffisent plus

Si votre consommation est structurellement élevée, vous resterez dans les tranches hautes quoi que vous fassiez. Revenez au barème : vos derniers kilowattheures du mois sont les plus chers.

Une installation solaire ne remplace pas votre première tranche à 62 millimes, elle remplace vos kilowattheures les plus coûteux. C’est pourquoi la rentabilité du solaire est d’autant meilleure que votre consommation est élevée — l’inverse exact de ce que croient la plupart des gens. Un foyer qui reste sous 100 kWh par mois n’a, lui, à peu près rien à y gagner.

À retenir

  • Pas de prix unique au kWh : de 62 à 414 millimes hors taxes selon la tranche.
  • Deux seuils comptent : 100 kWh/mois (tranche économique et taxe FTE) et 300 kWh/mois (TVA).
  • La climatisation et le chauffe-eau pèsent bien plus que l’éclairage.
  • Le solaire remplace vos kWh les plus chers : il est d’autant plus rentable que votre facture est lourde.